Les années 80, c’était quand même la vraie vie. Il serait pas totalement faux de dire que No.1 in Heaven est sorti en 1979, ce serait même complètement vrai, mais je pense très sérieusement que les années 80 ont commencées en 1978.
Les années 80 donc, c’était la vraie vie. Mais c’est pas le sujet ici.
Mettre un vinyle sur la platine sans avoir aucune idée de ce qu’il renferme, c’est une sensation assez grisante. Moi qui ai tendance à wikipedier tous les groupes dont j’entends parler et que je ne connais pas, j’en viens à me demander si c’est pas une habitude à la con. Finalement, c’est pas si mal la virginité. On devrait toujours, en découvrant un album, être complètement vierge de tout avis, de tout commentaire ou de toute histoire ; ça changerait notre rapport au groupe lors l’écoute.
Alors ouais, le nom du groupe (Sparks) te dit bien quelque chose, et tu peux le situer dans le temps sans trop te planter, à quelques années près. Un oeil sur la pochette pour tenter d’avoir une idée plus précise de ce qui t’attends, pendant que tu poses le vinyle sur la platine, appuie sur le bouton qui lance le bras automatique, et attend la sentence. Si t’es moins moderne, tu prends délicatement le bras à la main et pose la tête de lecture sur le sillon. C’est beaucoup plus sexy et authentique.
La sentence, elle est dans la vidéo un peu plus haut. Je te laisse qualifier ça comme tu voudras, je te laisse aussi te faire ton propre avis là dessus. Mais il faut savoir une chose : ce groupe est cité comme influence par Mark Burgess, des Chameleons (le meilleur groupe UK des années 80, pour le coup), aussi bien que par New Order ou Depeche Mode. Autant te dire que c’est pas des tocards.
(Attention, ne te méprend pas : sur la vidéo, ce n’est pas Jonathan, de David & Jonathan, qui s’agite derrière le micro.)