everybody makes mistakes

I only played chess once in my life and I lost.

Inventaire.

Des quadras beaufs qui filment -avec leur nouveau téléphone Samsung, tu sais chérie, celui qui fait vidéo- leur arrivée dans Bercy, depuis la fouille jusqu’à l’entrée dans la salle, en passant par l’intense passage à côté des stands de bière à 7€.

Une première partie imbitable où deux pauvres mecs essaient de faire croire qu’ils font de la musique en live en tapant aléatoirement sur des batteries électroniques, alors qu’ils ont juste appuyé sur un bouton pour lancer un beat au début, pendant qu’un troisième s’évertue à gueuler de la merde répétitive et inintéressante avec une voix monocorde, tout en marchant d’un côté à l’autre de la scène pour tenter vainement de combler le vide musical dont il est à l’origine.

Des quadras prévoyants qui se retournent vers toi avant le début en te prévenant qu’ils vont “sans doute sauter un petit peu pendant le concert, j’espère que ça vous dérangera pas”, mais non ma bonne Jeanne, t’en fais pas, j’ai déjà connu pire.

Martin L. Gore qui chante de la soupe à faire dégueuler Bryan Adams lui-même, et  pas loin de 16000 personnes quadras qui l’ovationnent, et accroche toi Patrick, qui en redemandent pendant cinq longues minutes.

Des gentils quadras qui font les marionnettes avec les mains pendant les moments émotion du concert, rappelant à notre bon souvenir les meilleurs passages de feu Tout le monde en parle, émission culte s’il en est.

Des “oublis” énormes et impardonnables, Master & Servant, Strangelove et People are People en tête de liste, probablement mis de côté pour laisser Martin L. Gore chanter sa soupe.

Dave Gahan qui, du haut de ses presque 50 ans, impose son charisme et sa prestance ; presque un show à lui tout seul ce mec.