everybody makes mistakes

I only played chess once in my life and I lost.

FRIANDISE #17

Je suis curieux de ce jour où, vendus par coffret de deux, on trouvera les films de Vincent Gallo dans les rayons de la Fnac, à côté du coffret “Juno / Little Miss Sunshine” estampillé “perles du cinéma indépendant américain”.

C’est marrant comme le terme film indépendant est galvaudé aujourd’hui. On a désormais le droit, tous les ans, à notre classique “nouveau-film-indépendant-américain-de-l’année-avec-une-BO-indé-elle-aussi-et-une-affiche-ou-un-générique-crayonné-oh-oui-indie-is-so-hype”. Quand je vois un film de Vincent Gallo, je relativise un peu cette connerie marketing d’appellation. Alors ouais, l’exemple est extrême, mais ce mec fait littéralement tout dans ses films, suffit de jeter un oeil aux crédits de The Brown Bunny pour s’en rendre compte. Quant à côté, Juno est produit par John Malkovich, j’ai du mal à les mettre au même niveau. Clairement, il y a indépendant et indépendant.

Tiens, un truc marrant aussi, avec les films indépendants qui ont des BO dites “indie”, c’est la capacité qu’ils ont à bien te le montrer. C’est limite si c’est pas écrit sur l’affiche : “Scène de rencontre sur BO indépendante include”. Ouais, je pense à Garden State vs. 500 days of Summer, où la scène est tellement similaire que ça en devient presque gênant (une sur The Shins, une sur The Smiths, choisis ton camps).

Enfin bon, j’ai rien contre Juno, Garden State et Little Miss Sunshine, au fond. Même Away we go était pas si mal que ça, finalement. Mais les prochains qui me sortent une affiche sur laquelle ils annoncent le “nouveau film indépendant américain de l’année”, je leur arrache les bras, d’autant plus si l’affiche est jaune/orangée. Vous êtes prévenus.