(via:iwantmybearsuit:aubrieee)
Parce que j’ai envie de faire du Vinyl Sunday une tradition, ici. Même si on est lundi, ouais.
I only played chess once in my life and I lost.
(via:iwantmybearsuit:aubrieee)
Parce que j’ai envie de faire du Vinyl Sunday une tradition, ici. Même si on est lundi, ouais.
Jean-Charles. Mon petit Jean-Charles, sache que dire tout haut que tu vas rouler un pétard -histoire que les gens qui t’entourent soient au courant- ne te rendra pas plus cool. Ca te donnera juste l’air d’un crétin de 17 ans qui en fait des tonnes pour essayer d’impressionner Anne-Sophie, et qui pense que fumer des joints lui donne un air rebelle, tout comme cette veste en cuir que tout le monde porte. Too bad, je crois que tu avais oublié ton t-shirt du Che. La prochaine fois, je t’invite à rester gentiment dans ton 90 m² boulevard Malesherbes, et à partouzer avec Anne-Sophie et tes potes, avec qui tu pourras discuter tranquillement sans que la musique te gêne.
Ludovic. Ecoute, ça m’attriste de devoir te faire affronter la vérité, mais lors d’un concert, le groupe joue la majorité du temps sur la scène. C’est-à-dire devant toi. Et pas derrière la fosse, ou dans les gradins. Ca peut paraître con hein, je sais bien, mais tu comprendras peut-être que ça ne sert à rien de se retourner deux cent fois pendant le concert et de regarder autour de toi. Sérieusement. Si ton pote imaginaire n’est pas arrivé au début du concert, lâche l’affaire, arrête de te retourner toutes les 10 secondes et de vainement chercher quelque chose du regard. Concentre toi plutôt sur la scène et essaie d’en profiter, si c’est pas trop te demander. La prochaine fois, je t’invite à acheter une place gradin, tu verras sûrement beaucoup mieux le public de là-bas.
David. Je pensais que le concept gradin/fosse était suffisamment clair pour tout le monde. Mais visiblement, non. Malheureusement pour toi mon grand David, tu es dans la fosse. Et dans la fosse, les gens risquent de bouger, danser, lever les bras en criant et peut-être même, accroche toi bien, sauter. Rester les bras croisés en évitant à tout prix de se déplacer d’un centimètre relève soit du suicide artistique, soit de la connerie pure. Je pense avoir la réponse dans ton cas. Ah oui, au fait, désolé de t’avoir marché sur le pied, j’espère que tu ne t’es pas senti trop agressé. La prochaine fois, je t’invite à rejoindre Ludovic, dans les gradins, avec qui tu seras sûrement mieux.
Franz Ferdinand. Merci les mecs. Merci pour ces 10 minutes expérimentales d’électro-prog-rock à la fin du concert, sûrement le moment le plus bandant de cette heure quarante cinq, qui prouve que vous en avez encore dans le slip, et qui annonce de bien belles choses pour le prochain album. Oh oui.
via College Humor (FTW)
The Golden Archipelago is Shearwater’s third album for Matador. It arrives February 23 in North America and February 15 in the rest of the world. (via Shearwater - The Golden Archipelago)
Bon, je vais pas te mentir, j’ai jamais lu Alphonse Allais. Mais de savoir qu’il est né dans la même rue qu’Erik Satie, à Honfleur, me fait penser que c’était forcément un mec à la cool. Ca, et cette phrase.
J’ai eu l’occasion de la vérifier ce week-end, en ouvrant la porte de ma chambre d’ado. Ouais, chambre d’ado, c’est une appellation foireuse, je sais, mais je sais aussi que tu vois de quoi je parle. C’est celle dans laquelle il reste encore des posters des Vieilles Charrues 2004, accrochés à la patafix, pour pas abimer les mûrs quand tu les retireras. Celle dans laquelle t’entendais des lointains “A TABLE !” venant de l’étage du dessous, et auxquels tu répondais pas toujours. Celle dans laquelle t’écoutais les Shins sur ta chaine HiFi Sony en essayant de devenir un post-ado, ou un pré-adulte, tu sais plus trop en fait. Celle dans laquelle t’as découvert l’amour, le sexe, et tout ce qui va avec.
Cette chambre-musée est morte et les souvenirs me reviennent par bacs entiers, en pleine gueule de préférence.
Ce soir, il y a A Place To Bury Strangers à la Maroquinerie.
Parce que je suis un mec très 2007 finalement, je link un clip du premier album, et je te vends ce groupe comme le nouveau “Interpol / Joy Division”, ou encore comme celui “qui joue le plus fort de New-York”.
La vérité c’est qu’ils ont sortis un nouvel album il y a 1 mois, et que c’est une des plus grosses claques de l’année. Un peu plus accessible que le précédent, un peu moins noise (même si “I lived my life to stand in the shadow of your heart”) et un peu plus new-wave (“Exploding Head”, “Keep Slipping Away”), il n’empêche que c’est un putain de rouleau compresseur, guitare froide qui te taille les veines et basse/batterie qui beatent violemment.
Oublie pas tes bouchons d’oreilles.
Le dimanche matin, surtout.
Se laisser porter par les gens qui déballent leurs affaires; qui se saluent, entre habitués. Par l’odeur de greniers, coupée à celle des boulangeries qui sont sur le chemin.
Laisser glisser ses yeux stands après stands, à la recherche d’un point de chute qui ne vient pas.
Et puis trouver les caisses de quelqu’un qui déménage. Et qui doit s’en “débarrasser, après avoir en avoir discuté avec ma copine. Bon, j’en garde quand même chez moi. Mais c’est dur.” Comme je le comprends.
Et regarder quinze fois les bacs. Hésiter. Prendre. Reposer. Reprendre. Payer. Partir. Revenir en prendre deux, parce que bon, quand même, ce serait con de passer à côté.
Un dimanche qui commence ça est forcément un bon dimanche.
Et pour finir ce bon dimanche, rien de mieux qu’un petit tour sur Dust & Grooves, le blog de Eilon Paz, photographe qui prend en photo ces mecs qui passent leur temps à chercher des vinyles, qui ont des collections hallucinantes, et qui parlent de ça avec tant de passion que ça en fout des frissons.